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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 07:55

Comme en témoigne le développement de l'obésité infantile, bien nourrir son enfant n'est pas une chose facile ni évidente. Dans son livre, le Dr Jean-Michel Lecerf nous explique clairement les grands principes nutritionnels à respecter et les erreurs à éviter, sans oublier les astuces à connaître pour réussir l'éducation alimentaire que tout parent a à sa charge.

 

Quels sont les grands principes pour bien nourrir son enfant ?

 

Dr Jean-Michel Lecerf : L'allaitement bien sûr, puis mener une diversification pas trop précoce, vers l'âge de 6 mois. Ensuite, il y a toute une partie éducative à mener, car assez tôt, à partir d'un an et demi et jusqu'à 5-7 ans, l'enfant rejette les aliments qu'il ne connaît pas. Le principe nutritionnel le plus important est donc d'inciter l'enfant à découvrir tous les aliments en lui faisant goûter.

Faire goûter tous les aliments
Les parents ne doivent pas se décourager s'il n'aime pas ce qu'il aimait avant par exemple, mais l'encourager à goûter les aliments. Il est important de réussir cet apprentissage, même s'il est très difficile car l'enfant passe par une période de néophobie, c'est-à-dire de rejet des aliments nouveaux. La priorité est donc d'essayer de lui faire goûter des aliments qu'il ne connaissait pas ou qu'il avait abandonné.
On dit qu'il faut faire goûter un aliment 14 fois à un enfant avant de considérer qu'il ne l'aime vraiment pas. Il s'agit bien d'une pédagogie de la répétition et de la persévérance.

Structurer le repas familial
À côté de cette phase de découverte, il faut donner à l'alimentation familiale des rythmes. Le repas est un moment alimentaire qu'il faut privilégier. Il est nécessaire de freiner régulièrement le grignotage entre les repas et de maintenir le repas comme un moment social et familial, comme temps d'échanges.
Le repas doit être structurant dans la journée alimentaire et dans son contenu, avec un temps suffisant et une sorte de séquence chronologique dans l'ordre des plats. Il devient ainsi quelque chose de rassurant, de sécurisant et de rythmé, avec bien sûr une certaine souplesse.
Il faut lutter contre la destructuration du repas qu'on observe aujourd'hui, où les enfants mangent m'importe quoi n'importe quand, tous seuls, un peu laissés à leur libre arbitre.

Décider pour l'enfant
La mère doit avoir confiance en elle et ne pas se laisser trop influencer par les médias et par son enfant, qui est lui-même influencé par les médias. C'est la mère qui doit dire ce qu'elle juge bon pour l'enfant et non l'inverse. Cette notion est à l'opposé de ce qui se développe depuis une vingtaine d'années où l'enfant devient le décideur. Les parents doivent retrouver leur rôle d'éducateur en ce qui concerne les repas. C'est ainsi qu'ils permettent à l'enfant de construire sa personnalité alimentaire.

Aliments sains à disposition
Un autre grand principe est de mettre en permanence à disposition de l'enfant les aliments adéquats, notamment les fruits et légumes.
Si dans les réserves familiales on ne trouve que des aliments trop riches et trop caloriques, ce sont ceux-là que l'enfant va manger. En revanche, s'il a à disposition des fruits et des légumes, présentés tous les jours, l'enfant va en manger, et ce, au détriment des autres aliments trop caloriques.
Cette disponibilité alimentaire est très importante. On la perçoit aujourd'hui lorsque par exemple les friandises et les sodas sont remplacés par des fruits et des fontaines d'eau dans les écoles…

Voila quelques principes simples et concrets, lesquels ne sont toutefois pas si évidents que ça à mettre en œuvre.


 

Quelles sont les erreurs à éviter ?

 

Dr Jean-Michel Lecerf : La consommation de boissons sucrées entre les repas. C'est une erreur importante, tout comme le grignotage intempestif d'aliments qui ont peu de valeur et qui sont des suppléments (chips, pop-corn, gâteaux…).
Le manque de légumes et de fruits. Pour y remédier, les mettre toujours à disposition.
La monotonie, la répétition, comme la purée qui revient trop souvent par exemple.
La répétition d'aliments au goût trop standard, comme les petits pots pour les nourrissons, puis les plats cuisinés. Le manque de diversité dans les goûts mène à l'absence d'éducation d'éveil et de discernement.


 

Quelles sont les astuces à connaître ?

 

Dr Jean-Michel Lecerf : Au moment des repas, éviter de trop mélanger les aliments, car les enfants ont le réflexe de tout séparer. De plus, il est préférable qu'ils goûtent un aliment à la fois, sinon ils ne vont pas vouloir se lancer. Il est donc préférable d'éviter les salades composées par exemple et de proposer des aliments bien identifiés.

Pour faciliter la découverte des aliments, mettre toujours à disposition des fruits et des légumes, mais impliquer aussi l'enfant dans leur préparation afin qu'il se familiarise avec les aliments en les touchant, en les épluchant…

Ne pas forcer l'enfant quand il n'aime pas mais revenir d'autres fois avec le même aliment. Le repas ne doit pas devenir une source de conflit.

Ne pas utiliser les aliments comme chantage. Les punitions ou les récompenses ne doivent pas être alimentaires, sinon l'alimentation va être l'objet d'enjeux conflictuels.

Cuisiner avec l'enfant dès que possible pour lui donner l'envie de connaître et de travailler les aliments (gâteaux, salades, tartes, pains…). Il se familiarise ainsi avec les aliments et acquiert une sorte d'intimité avec eux, ce qui lui donne l'envie de découvrir des choses nouvelles (éplucher un légume, préparer une salade, etc.).


 

Quel autre message souhaitez-vous passer ?

 

Dr Jean-Michel Lecerf : Une bonne alimentation ne se conçoit qu'avec une bonne activité physique. Si un enfant est sédentaire, il va s'ennuyer et manger. Par contre, s'il est actif et si on lutte contre les moments d'inactivité par une activité physique, il va être à même de lutter contre les difficultés liées à la trop grande disponibilité alimentaire. Il est donc indispensable d'encourager l'activité physique. Rappelons que la sédentarité contribue pour moitié à l'obésité infantile.

Et enfin, pas d'aliment interdit ! Ce principe est nouveau. En effet, la diététique n'est pas une somme de choses que l'on ne peut pas faire. C'est inversement une ouverture sur la diversité. Le rôle des parents est donc de développer le plaisir alimentaire, à travers une intervention éducative.

http://www.e-sante.fr/

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